dimanche 28 avril 2013

Rassemblement républicain ce dimanche




Bonjour à tous,

Tout d'abord, je tiens à vous exprimer ma satisfaction que nous soyons tous rassemblés ici. C'est important de commencer par cela. Tous les jours, lorsque nous allumons notre radio, que nous ouvrons notre journal ou que nous regardons notre télé, nous ne trouvons que peu de raisons de nous réjouir. L'air du temps est tel qu'il est. La crise exacerbe les tensions jusqu'à fragiliser le vivre-ensemble et bien entendu, ce qui nous paraît si loin de nous - crise de la finance, de l'euro, du système bancaire... - rattrape en fait très vite la réalité. Nous ne sommes pas là pour nous raconter des histoires, tout un chacun est en mesure de se rendre compte du climat délétère qui règne dans notre pays et qui trouve des avatars au quotidien.

Lorsque je dis cela, et même si malheureusement de multiples exemples peuvent l'illustrer, nous pensons tous à la permanence du Parti socialiste taguée de croix gammées la semaine dernière. Rares sont les inscriptions qui comportent autant de haine, autant d'irrespect et d'intolérance. Rares sont les formes d'expression plus nauséabondes que celle-là. Rien, ni la colère, ni le désespoir, ni même la bêtise, ne saurait justifier un tel acte. Le Mouvement Démocrate que je représente s'associe pleinement et profondément à la condamnation de cet acte de vandalisme.

Je vous parle en tant que femme engagée pour notre ville, en tant qu'élue, en tant que représentente des adhérents du Mouvement Démocrate lié à l'humanisme dans ses valeurs profondes, et surtout, je vous parle en tant que citoyenne. Lorsque les fondamentaux du vivre-ensemble sont menacés, il est de notre responsabilité de les condamner unanimement. Quel meilleur moyen de le faire que de démontrer ici qu'aucun clivage, aucune différence ne saurait être plus importante que la défense de valeurs communes forgées autour du respect de l'autre ?

Je le sais, dans ce contexte marqué par la crise et les tensions, l'optimisme passerait presque pour de la naïveté. Pourtant, j'aimerais vous dire ici qu'il nous reste plein de raisons d'être optimistes. Je l'ai dit en introduisant mon discours et je le répète, je suis très heureuse de m'exprimer devant vous tous, rassemblés au nom d'un même idéal, celui du civisme, du vivre-ensemble, du respect de l'autre. J'aperçois devant moi plusieurs tendances politiques. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, c'est une évidence, à vrai dire c'est même rassurant, mais nous avons un socle commun de valeurs que nous ont appris la République et l'exercice de la démocratie.

Cet acte sordide trouve un écho tout particulier aujourd'hui, alors que nous commémorons les victimes et les héros de la déportation. Cette cérémonie constitue un devoir de mémoire que nous ne saurions négliger, à l'heure où des actes comme celui qui a visé cette permanence sont encore là pour nous le prouver. Le souvenir de ces hommes et de ces femmes, qui ont vécu des horreurs inhumaines, nous invite à ne jamais banaliser ces actes.

Si aujourd'hui, nous sommes réunis pour une seule et même cause, nous sommes aussi tous conscients que cela prend la forme d'une parenthèse dans la vie politique asnièroise. 2014 sera une année d'élections. Ici même, la confrontation de nos familles politiques, selon le terme consacré, reprendra de plus belle. Nous n'avons pas à nous inquiéter de cela, c'est même la plus saine expression de la démocratie. Nous-mêmes, au sein du Mouvement Démocrate, aurons des choses à dire qui s'opposeront parfois à ce que diront nos adversaires. Je vous demande toutefois de ne pas perdre de vue une chose : parce que nous défendons tous le même but, l'amélioration de la vie des Asniérois, et même si les solutions que nous proposons sont différentes, nous devons avoir à coeur de nous respecter, de nous parler, de nous écouter. C'est aussi cela, le devoir d'exemplarité des responsables politiques, et c'est aussi cela qui contribue à favoriser le vivre-ensemble que nous chérissons tous.

Je vous remercie.

mardi 9 avril 2013

François bayrou : "Il faut changer de gouvernement, c'est inéluctable"




François Bayrou a jugé ce matin que devant des "événements si graves", le Président de la République doit "tourner une page et le faire de manière décidée", au micro de Jean-Michel Aphatie, sur RTL.
40.000 citoyens soutiennent déjà l'appel pour la moralisation de la vie publique . Rejoignez le mouvement : signez vous aussi, en cliquant ici.
Jean-Michel Aphatie - En réponse à l'affaire Cahuzac, le Premier ministre décide d'obliger tous les élus, y compris a-t-il dit les élus locaux, à rendre public leur patrimoine. « Je n'aime pas ce voyeurisme » a dit hier soir François Fillon qui s'est pourtant plié au rite du dévoilement. Qu'est-ce que vous en pensez ?
François Bayrou - Franchement, je pense que c'est à côté de la plaque. Ce n'est pas absurde, cela se fait pour ceux qui se présentent à l'élection présidentielle depuis longtemps, et c'est dans tous les journaux. Mais je ne pense pas que ce soit le sujet principal.

mercredi 3 avril 2013

Petition : Moraliser la vie publique, une urgence !


Moraliser la vie publique, une urgence !
Le scandale Cahuzac, après tant de mensonges publics, venant après tant d’autres scandales, a créé une onde de choc sur le gouvernement, sur la vie politique de notre pays.
La situation de la France exige une démarche générale de moralisation de la vie publique dans notre pays. Nous appelons à une nouvelle nuit du 4 août, pour abolir un certain nombre des privilèges parmi les plus exorbitants du droit.


Pétition adressée à :
M. le Président de la République 
Nous vous demandons d'avoir le courage de vous tourner vers le peuple pour qu’il exprime par référendum sa volonté de mettre un terme aux dérives qui l’indignent chaque jour davantage.

Ce référendum doit avoir pour objet la loi générale de moralisation que le pays attend, à laquelle il ne croit plus, mais qui est possible.

Elle doit toucher aux pratiques du pouvoir et du monde politique.

Elle doit permettre d’interdire les conflits d’intérêt par l’adoption rapide des mesures proposées par le rapport Sauvé.

En particulier, elle doit créer d’urgence une autorité de déontologie de la vie publique. Cette autorité doit se voir confier la charge du contrôle et de la publicité des déclarations de patrimoine des ministres et des élus et la lutte active contre le mélange entre les intérêts privés et l’intérêt public.

Cette autorité permettra d’interdire les situations qui durent depuis des lustres, dans lesquelles des élus, en particulier par l’exercice de professions de conseil, sont soumis à des influences extérieures, en recevant des avantages ou des émoluments du monde des intérêts privés.

Au moment où les pouvoirs demandent sans cesse des efforts aux citoyens, ils doivent s’appliquer ces efforts à eux-mêmes.

Il faut que soit mis un terme à l’habitude prise en France de gouvernements pléthoriques, comportant jusqu’à 40 ministres et ministères, des Assemblées pléthoriques, près de 600 députés pour l’Assemblée, près de 300 sénateurs, des cabinets qui font double emploi avec les administrations dont le ministre a la charge.

Il faut que soit réglée, après tant de promesses jamais respectées, la question du cumul des mandats. Je dis à François Hollande que renvoyer à 2017 l’application de cette règle, c’est se moquer des citoyens. Eux, on ne leur proposera pas de renvoyer à 2017 les efforts de toute nature qu’on leur demande dès cette année ! Et dans le cas où il aurait peur d’élections partielles, il lui suffit de rappeler aux élus de sa majorité que s’ils sont responsables, ils conserveront leur mandat, quitte à retrouver leurs fonctions locales en 2017 !

Il faut que les parlementaires et les élus se trouvent à égalité de traitement avec l’ensemble des citoyens, notamment en matière d’égalité devant l’impôt. Il n’est pas acceptable que les élus votent des impôts que, pour nombre d’entre eux, ils ne sont pas appelés à acquitter eux-mêmes.

Il faut que tous les courants d’opinion d’importance substantielle soient représentés à l’Assemblée nationale. J’entendais cette après-midi, les orateurs à l’Assemblée dire : « nous représentons le peuple ! ». Evidemment, c’est une illusion, vous représentez le peuple PS et le peuple UMP, mais le peuple français d’extrême-droite, d’extrême gauche et du centre indépendant, il n’est pas représenté : moins de 1 % des sièges, pour près de 40 % des voix obtenus à chaque élection présidentielle. Il faut donc une règle électorale juste qui permette si on le veut d’élire une majorité mais qui impose de représenter autrement que symboliquement les courants minoritaires du pays. Car le débat où ne peuvent se faire entendre que les partis dominants empêche la vérité, ou en tout cas bien des vérités de se faire jour.

Il faut enfin que les nominations, en particulier les nominations dans les fonctions de contrôle de l’État, ne puissent plus être comme elles le sont depuis trop longtemps, le fait du prince et l’apanage de ses favoris.
Cordialement,
[Votre nom]