114 000 voix. 114 000 électrices et électeurs ont voté dimanche dernier pour la liste Démocrate et Centriste que j’ai présentée en Ile-de-France. Je tiens à les en remercier très chaleureusement.
Et je veux d’emblée les rassurer : je ne me suis pas intéressé à eux, le temps d’une campagne pour passer à autre chose après. Je me suis engagé très clairement pour une orientation que je souhaitais défendre avec mes colistiers au sein du Conseil Régional. Nous n’avons pas été élus. Mais je ne renonce à rien. Surtout pas à un programme dans lequel je me suis personnellement impliqué, et que je veux continuer de faire vivre, parce qu’il a été conçu pour apporter des solutions concrètes aux problèmes quotidiens vécus par les Franciliens.
Je note avec satisfaction que les Franciliens ont rejeté un projet de Grand Paris réduit à de coûteux investissements sans retour pour les habitants et je constate qu’ils attendent du Conseil Régional « un bouclier social » promis par la gauche plurielle. Cependant, je vais devoir continuer de dénoncer une relation malsaine entre la région et l’Etat, fondée sur le conflit ou la soumission, dont les citoyens sont les premières victimes
Voter pour nous, c’était justement exprimer un besoin d’une autre manière de concevoir la politique, une envie d’en finir avec deux politiques incapables l’une et l’autre de faire ce qu’elles disent. Une envie de revenir aux fondamentaux : la politique est là pour régler les problèmes des citoyens.
Nous n’avons pas eu le temps suffisant pour approfondir la relation nouvelle que je veux développer entre ceux qui se présentent au suffrage et leurs électeurs. Ce projet alternatif, il existe, il est cohérent. Il peut et il doit rassembler.
J’ai pu constater, durant toutes ces semaines de campagne au contact des Franciliens et des Franciliennes, une perte de confiance dans l’avenir, le sentiment d’être plus fragile, plus vulnérable. Pour les classes populaires, l’ascenseur social est en panne, faute d’un accès équitable à l’ensemble de l’information liée à l’orientation scolaire gagnante, faute d’un désenclavement des deuxième et troisième couronnes d’Ile-de-France. Les classes moyennes supportent l’augmentation du coût de la vie, vivent mal les suppressions de poste dans les bureaux, et voient avec inquiétude venir la menace du déclassement. Les artisans et commerçants de proximité, qui avaient réussi, grâce à leurs efforts, à survivre face aux grandes enseignes, se voient à nouveau menacés dans leur existence. Les entrepreneurs, les patrons de petites entreprises restent peu et mal encouragés dans leurs efforts, alors que ce sont eux qui créent les emplois. Le Conseil Régional doit prendre des mesures pour améliorer leur développement et multiplier les créations.
Avant d’être un militant politique, je suis un créateur d’entreprise. Pour moi, s’arrêter au constat que je viens d’évoquer serait largement insuffisant. Il faut au plus vite traiter les problèmes. Je prends donc l’engagement de travailler, en rassemblant toutes les bonnes volontés disponibles, toutes les compétences nécessaires, pour mettre en place un certain nombre d’initiatives. Je solliciterai bien évidemment le soutien et l’aide du Conseil Régional. Je mobiliserai pour m’y faire entendre.
Notre programme va vivre avec vous.
Vous allez l’enrichir, par les idées ou les nouveaux projets que vous allez apporter dans le cadre des débats que j’organiserai dans la région.
Nous allons soutenir les associations en place, en créer de nouvelles si nécessaires, et organiser un vaste échanges entre les associations actives sur le terrain.
Nous n’hésiterons pas à évaluer l’action du conseil régional, dans ses différents champs d’action.
Je vous appelle à réunir vos forces, vos compétences. Faire de la politique, c’est d’abord travailler.
J’appelle tous ceux qui veulent contribuer à faire vivre le programme régional Ile de France et les actions qui vont avec à me contacter à l’adresse suivante : admodem@yahoo.fr
Vous m’avez fait comprendre combien vous comptiez sur moi…
A moi de vous dire combien je compte vraiment sur vous…
Alain Dolium