vendredi 30 septembre 2011

Cette rentrée scolaire n'annonce rien de bon…

Communication sur la rentrée scolaire /
conseil municipal du 29 septembre 2011



Merci Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Mesdames, Messieurs,

Aujourd'hui, le bilan de cette rentrée scolaire ne nous annonce rien de bon.

Il y a quelques mois, au conseil municipal du 10 février lors du débat d'orientation budgétaire, je vous alertais sur la suppression de poste d'enseignants par l'État.
Je vous rappelle que dans le quinquennat, ce sera de nombreux postes au total supprimés.

Je vous alertais également sur le fait que l'avenir de notre pays repose sur nos enfants. Si ces mêmes enfants ne sont pas éduqués à la hauteur de ce qu'ils devraient l'être, on est en droit de se demander quel futur prépare-t-on pour nous et surtout pour eux.

À Asnières, les postes d'enseignants spécialisés affectés dans les RASED, réseaux d'aides aux élèves en difficulté, sont supprimés. Que vont devenir les élèves en difficulté?

À Asnières, des classes sont fermées alors que nous constatons une augmentation des effectifs scolaires: cela a pour effet d'accroître le nombre d'élèves par classes et ainsi détériorer les conditions de travail des élèves.

À cela s'ajoute la suppression à venir du busing, du dispositif du plan espoir banlieue, expérimenté dans 5 villes de France dont la notre: que vont devenir les 9 élèves aniérois suivants ce dispositif ? Qui nous ont fait confiance, les parents qui nous ont fait confiance, les enseignants qui nous ont fait confiance.

Nos gouvernements successifs passent leur temps à faire et à défaire, à réformer sans concerter, sans écouter les citoyens directement concernés.

Pas plus tard qu'avant hier, pour la première fois dans l'histoire, les enseignants du public et du privés se sont mobilisés contre la suppression de postes partout en France.

Face aux doutes des familles, au doute des enseignants, nous avons le devoir, nous politiques, de restaurer un système éducatif performant et valorisant.

Il est honteux que notre pays se retrouve en termes de compréhension de l'écrit et du calcul mental, 22e dans le classement des nations développées!

Il faut savoir que des pays comme l'Allemagne, suite aux enquêtes PISA, Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves, ont su prendre les bonnes décisions pour remonter dans le classement; pourquoi pas nous?

Notre objectif, au Mouvement Démocrate, est transparent, est évident, que l'école française entre, en 5 ans, dans les 10 premières nations du monde pour sa qualité; sa réputation et son efficacité. C'est la condition: la confiance en l'école, la confiance en la famille et la confiance en la nation. Tel est le problème, tels sont les engagements, telle est la vision que nous défendons pour illustrer l'impératif d'instruire.

En conclusion, permettez moi de vous citer François Bayrou: «  L'état d'urgence ne durera pas. L'état d'urgence, c'est précisément le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose. »

Je vous remercie.